Incroyable pourtant c' est vrai ca c' est passé de 1941 à 1983

Incroyable pourtant c' est vrai ca c' est passé de 1941 à 1983

L'EX- CONSEILLER FEDERAL BLOCHER (viré) DONNE UNE IMAGE peu reluisante de lui et de la Suisse

TV allemande: une image peu flatteuse de la Suisse; Deutsches Fernsehen: Ein wenig schmeichelhaftes Bild der Schweiz

© ZDF

Blocher salit l'honneur de la Suisse - Blocher besudelt die Ehre der Schweiz

Mis en ligne le 18.08.2014 à 10:53

 Drapeau_Suisse.jpg

René Jost

Deutscher Text unten

Blocher salit l’honneur de la Suisse

Le 14 août passé, la ZDF, c’est-à-dire la deuxième chaîne de télévision publique allemande, a dressé de la Suisse, dans le cadre de l’émission «Aujourd’hui en Europe», un portrait tout sauf flatteur, à cause des attaques contre le droit international, menées par Blocher et ses affidés. Le titre de cette émission est évocateur: «La Suisse contre le reste du monde».

En guise d’introduction, la commentatrice a précisé «La Croix-Rouge a son siège principal en Suisse où l’ONU entretient tout de même son second siège principal. Cela donne à la Suisse l’image du port d’attache du Droit international. Une image dont elle a toujours été fière. Pourtant, on observe trop souvent des tendances contraires à l’esprit de l’une et l’autre des organisations citées: «Le droit suisse prime sur le droit international» s’appelle l’initiative de l’UDC. Ce qui veut dire, «il faut en finir avec les rappels à l’ordre en provenance de l’Europe. Nous savons nous-mêmes ce qui est le mieux».

Le fait que la droite nationaliste suisse est en train de lancer une initiative constitutionnelle qui veut que le droit suisse prime sur le droit international est en réalité une attaque frontale contre la tradition humanitaire de notre pays. Tout cela parce que le pauvre petit Blocher et ses affidés ont peur des soi-disant remises à l’ordre européennes, puisqu’ils sont tellement persuadés d’être les seuls qui savent ce qui est bon pour notre pays.

En réalité, le tribun zurichois est en train de polluer notre Constituion fédérale avec des dispositions qui écrasent le droit international. Dans la séquence diffusée par la ZDF, on le voit, le visage rongé par la haine, se plaindre que «le Conseil fédéral ne veut pas respecter la volonté populaire, le Parlement non plus et à présent le Tribunal fédéral fait aussi des siennes». Évidemment, le seul qui sait exactement ce qu'il faut à la Suisse est Blocher. Pour lui, tous les autres ne sont que des imbéciles qui ne cherchent qu’à trahir notre pays.

Le moins que l’on puisse dire est que l’émission diffusée par la télévision allemande, montre que les attaques d’un parti gouvernemental suisse contre les valeurs fondamentales retenues dans le droit international et la Convention européenne des droits de l'homme, suscitent une profonde indignation auprès de nos voisins, ainsi qu’en témoigne la remarque exprimée par Hilke Petersen, qui dirige le studio de Stuttgart de la ZDF: «C’est ainsi que la Suisse se débat avec les sombres côtés de la démocratie directe tant admirée».

Cette indignation n’est pas étonnante, surtout lorsqu’on écoute ce que Oliver Diggelmann, professeur de droit international à l’Université de Zurich dit à ce sujet: «On remet en question quelque chose qui compte parmi les plus importantes réalisations civilisatrices de la seconde moitié du vingtième siècle». En effet, le droit international et la déclaration universelle des droits de l’homme ont été développés suite aux terribles souffrances humaines engendrées par la Seconde Guerre mondiale, dans le but de protéger les citoyennes et citoyens du règne de l’arbitraire.

Et c’est précisément la Suisse, sortie indemne de la Seconde Guerre mondiale grâce au sang versé par les soldats alliés, qui est en train de se laisser embarquer par un milliardaire fou furieux dans une voie qui ne peut mener qu’à la perte de toute crédibilité, voire de l’honneur. D’autant plus que notre pays sert d’ores et déjà de modèle à suivre à l’extrême droite nationaliste dans trop de pays membres de l’Union européenne.

Cependant, il ne faut pas se leurrer: si Blocher est parvenu à avoir une telle emprise sur l’opinion publique suisse en général, c’est parce qu’on l’a laissé dire pendant vingt-cinq ans n’importe quoi sans réagir. A cet égard, une déclaration d’une touchante naïveté faite par une citoyenne au nom de Ruth Gäri dans le cadre de l’émission en question est significative. Elle estime que nous n’avons pas à recevoir de leçons de l’Union européenne du fait que nous n’en faisons pas partie. Elle n’est visiblement pas au courant que le droit international y compris la Déclaration européenne des droits de l’homme est géré non pas par l’UE mais par le Conseil de l’Europe où la Suisse est membre à part entière.

Depuis vingt-cinq ans, Blocher combat fanatiquement et trop souvent de manière mensongère voire haineuse toute approche de la Suisse à cette Europe pacifiée grâce aux énormes efforts fournis par les Européens en général et nos pays voisins en particulier. De sa bouche, on n’a jamais entendu la moindre reconnaissance au sujet de ces efforts qui nous fournissent pourtant la meilleure garantie pour notre sécurité extérieure. Il préfère cracher son venin en prétendant que le processus de réconciliation et d’intégration européenne n’est pour rien que le continent vit en paix depuis bientôt septante ans. Cela fait partie de sa stratégie qui consiste à combattre l’Union européenne avec une maladive énergie en ne lui accordant pas le moindre mérite. La raison de son abominable attaque contre le droit international est probablement son obsession de vouloir éliminer sur le plan suisse toutes les traces des réalisations humanitaires communautaires développées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

C’est à l’ensemble de la société civile de monter sur les barricades pour défendre les valeurs qui nous sont chères en combattant les dérives blocheriennes qui empoisonnent depuis beaucoup trop longtemps le climat dans notre pays. Ces dérives méprisent d’ailleurs autant la mémoire aux 75 millions de morts des deux guerres mondiales qu’elles sont contraires aux intérêts fondamentaux du présent et de ceux des générations à venir.

Afin de pouvoir leur offrir les meilleures conditions cadres possibles, nous devons avoir la fierté et la volonté de tout mettre en œuvre pour redevenir le port d’attache du droit international respecté par la communauté internationale!

 

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Blocher besudelt die Ehre der Schweiz

Am vergangenen 14. August vermittelte die ZDF-Sendung  „Heute in Europa“ im deutschen Fernsehen ein alles andere als schmeichelhaftes Bild der Schweiz und zwar der von Blocher und seinen Gefolgsleuten gegen das Völkerrecht geführten inakzeptablen Attacken wegen. Der Titel ist bezeichnend: „Die Schweiz gegen den Rest der Welt“.

Die Kommentatorin gab gleich zu Beginn den Ton an als sie erklärte „Das Rote Kreuz hat in der Schweiz seinen Hauptsitz, die Vereinten Nationen immerhin ihren zweiten Hauptsitz und die Schweiz damit immer das Image des Heimathafens des Völkerrechts. Ein Image übrigens auf das sie immer stolz war. Trotzdem gibt es ausgerechnet hier immer wieder Tendenzen die da so gar nicht dazu passen: „Schweizer Recht vor Völkerrecht“ heisst die Initiative der Schweizer Volkspartei. Was so viel sagen will, Schluss mit den Massregelungen aus Europa, wir wissen selbst was am besten ist“.

Die Tatsache, dass sich die rechtsnationalistische SVP – diese Abkürzung kann mach auch als „Schweizerische Volksgesinnungs Polizei“ interpretieren – anschickt, eine Verfassungsinitiative loszutreten, welche das Landes- über das Völkerrecht stellen will, ist nichts anderes als ein Frontalangriff auf die humanitäre Tradition unseres Landes. Der arme kleine Blocher und seine Spiessgesellsehn haben Angst vor angeblichen europäischen Massregelungen, wo sie doch so davon überzeugt sind die Einzigen zu sein, welche wissen, was gut für unser Land ist.

In Tat und Wahrheit gibt sich der Zürcher Volkstribun die grösste Mühe um unsere Bundesverfassung mit Vorstössen zuzumüllen, welche das Völkerrecht plattwalzen. In der erwähnten ZDF-Sendung sieht man ihn mit hasserfülltem Gesichtsausdruck geifern „das Parlament will nichts machen, der Bundesrat will nichts machen, und das Bundesgericht ist auch noch dagegen“. Das ist natürlich schrecklich, wo doch Blocher so überzeugt ist der Einzige zu sein, der wirklich weiss, was Sache ist. Für ihn sind alle andern Dummköpfe, welche nichts anderes im Sinn haben als das Land zu verraten.

Die vom ZDF dazu ausgestrahlte Sendung zeigt, dass die durch eine schweizerische Regierungspartei gegen die fundamentalen Werte wie das Völkerrecht und die Europäische Menschenrechtskonvention geführte Attacke, das Image der Schweiz in den Augen unserer Nachbarn schwer beschädigt. Dazu Hilke Petersen, Leiterin des Studios Stuttgart des ZDF, welches auch die Schweiz abdeckt: „So ringt die Schweiz mit den dunklen Seiten  der bewunderten direkten Demokratie“.

Dies ist nicht überraschend, insbesondere dann, wenn man sich auf das beruft, was Oliver Diggelmann, Professor für Völkerrecht an der Universität Zürich dazu sagt: „Man stellt etwas in Frage was klar zu den grossen zivilisatorischen Errungenschaften der zweiten Hälfte des zwanzigsten Jahrhunderts gehört, und es ist ein Schritt den ich persönlich sehr ungern sähe“. In der Tat, das Völkerrecht und die UN Menschenrechtscharta wurden im Anschluss an das im Zweiten Weltkrieg erlittene schreckliche menschliche Leid entwickelt mit dem Ziel, die Bürgerinnen und Bürger vor Willkürherrschaft zu schützen.    

Nun ist es ausgerechnet die im Zweiten Weltkrieg dank dem von den alliierten Soldaten vergossenen Blut unversehrt gebliebenen Schweiz, welche sich von einem durchgeknallten Milliardär auf einen Weg leiten lässt, welcher nur zum Verlust von Glaubwürdigkeit und Ehre führen kann. Dies umso mehr als unser Land von dem extremen Rechtsnationalen in allzu vielen EU-Mitgliedstaaten als nachzuahmendes Vorbild wahrgenommen wird.

Allerdings darf man nicht vergassen, dass Blocher nur deshalb so viel Einfluss auf die allgemeine öffentliche Meinung in der Schweiz erlangen konnte, weil man ihn während fünfundzwanzig Jahren ohne zu reagieren jeden Schwachsinn verbreiten liess. Das zeigt eine von einer Bürgerin namens Ruth Gäri im Rahmen der erwähnten ZDF-Sendung gemachte, von geradezu rührender Naivität zeugende Aussage. Sie ist der Meinung, dass wir von der Europäischen Union keine Einmischung zu akzeptieren brauchen, weil wir ihr nicht angehören. Sie weiss offensichtlich nicht, dass das europäische Völkerrecht und die Europäische Menschenrechtskonvention nicht Sache der EU, sondern des Europarats sind, dem die Schweiz sehr wohl angehört.

Seit einem Vierteljahrhundert bekämpft Blocher fanatisch, allzu oft verlogen und sogar hasserfüllt jede Annäherung der Schweiz an dieses dank den gewaltigen Anstrengungen der Europäer im Allgemeinen und unseren direkten Nachbarn im Besonderen dauerhaft befriedete Europa. Aus seinem Mund hat man nie ein Wort der Anerkennung für diese grossartige Leistung  gehört, obwohl dieselbe die beste Garantie für unsere äussere Sicherheit darstellt. Er zieht es vor Gift und Galle zu versprühen, indem er beispielsweise behauptet, dass der europäische Versöhnungs- und Integrationsprozess nichts, aber auch gar nichts dazu beigetragen habe, dass wir seit bald siebzig Jahren in Frieden und Freiheit leben. Das gehört zu seiner Strategie die darin besteht, die Europäische Union mit einer geradezu krankhaften Energie zu bekämpfen indem er ihr nicht die das geringste Verdienst anerkennt. Der tiefe Grund seiner abscheulichen Attacke gegen das Völkerrecht ist wahrscheinlich seine Obsession in der Schweiz jegliche Spur der von der europäischen Staatengemeinschaft seit dem Zweiten Weltkrieg zum Schutz der Menschen entwickelten Errungenschaften zu beseitigen.

Es ist an der Zivilgesellschaft als Ganzes auf die Barrikaden zu steigen, um die unser Land stark machenden Werte zu verteidigen, indem sie die blocher’schen Ausraster energisch bekämpft. Diese vergiften das Klima in unserem Land seit allzu langer Zeit. Diese Ausraster verhöhnen übrigens auch das Andenken an die 75 Millionen Toten der beiden Weltkriege und sie laufen sowohl unseren gegenwärtigen Interessen diametral zuwider, als auch denjenigen der zukünftigen Generationen.

Um ihnen die bestmöglichen Rahmenbedingungen zu verschaffen, müssen wir den Stolz und den Willen aufbringen alles daran zu setzen, um von der internationalen Staatengemeinschaft wiederum zum respektierten Heimathafen des Völkerrechts anerkannt zu werden!  

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Suisse : les héritiers du génocide sont en bonne santé. Le chapitre le plus sombre de l’entreprise "Ems-Chemie"

Lukas Straumann, Florian Schmaltz*

dimanche 12 septembre 2010, par chemarx

Le 26 septembre, une majorité des électeurs suisses suivait les consignes de l’UDC et rejetait deux projets de loi concernant la simplification de la naturalisation d’étrangers de deuxième et troisième génération. Plutôt que d’analyser ce comportement, nous préférons revenir sur l’origine de la fortune de l’entreprise Ems-Chemie de Christophe Blocher, leader de l’UDC. L’article ci-après est paru en 2002 sur OnlineReports, un magazine internet, peu avant l’élection du député Blocher au gouvernement fédéral.

 

Depuis 5 ans, le député UDC Christoph Blocher se bat contre toute excuse ou compensation de la Suisse pour son rôle durant le nazisme. Mais on apprend aujourd’hui, grâce aux recherches de OnlineReports, que c’est précisément l’entreprise Ems-Chemie de Blocher – ex Holzverzuckerungs AG (HOVAG) – qui a largement profité après la seconde guerre mondiale du savoir-faire d’un homme, Johann Giesen, qui était directeur à Auschwitz à l’époque nazie. Selon un ancien employé d’Ems-Chimie, Johann Giesen se comportait "comme un général" dans l’entreprise. Un autre employé le décrit comme un homme "très éduqué, cultivé et très comme il faut". En tous cas, tous les interlocuteurs sont unanimes : baroudeur ou capitaine d’industrie respectable, le chimiste allemand a joué, après la guerre, un rôle central à Ems-Chemie en tant que directeur de recherche.

Giesen, directeur à Auschwitz Johann Giesen était venu en Suisse avec Werner Oswald, fondateur d’Ems-Chimie et père spirituel de Blocher, et l’avait aidé à transformer l’usine de carburants à usage militaire d’Ems en une entreprise chimique moderne. Son expérience auprès d’IG Farben l’avait beaucoup aidé dans cette tâche. Pendant la guerre, sa fonction la plus importante était la planification et le contrôle des nouvelles chaînes de production d’Auschwitz où IG Farben construisait une nouvelle et gigantesque entreprise de chimie. Dans ce lieu d’extermination, le plus grand de ceux construits par les Nazis, l’entreprise marchait sur les cadavres durant les travaux : plus de 30.000 prisonniers du camp de concentration trouvèrent la mort sur ce chantier. Directeur de l’usine IG Farben Leuna, en Allemagne de l’Est, Giesen visita souvent Auschwitz dans les années 1941-1944 et assista à de nombreuses réunions de chantier sur place. Il était expert de la production du méthanol qui était utilisé par l’armée allemande pour la fabrication de carburant pour les avions et comme produit de base des explosifs. Les chimistes et ingénieurs de Leuna étaient responsables de cette unité dans la nouvelle usine.

Höss, commandant d’Auschwitz, invité à la fête Pendant l’été 1942, Johann Giesen s’engagea fortement pour la mise en route accélérée de la production de méthanol à Auschwitz en demandant aux autorités nazies une augmentation en matériel de construction et en main-d’œuvre. Voici un extrait du compte-rendu de la réunion de chantier du 24 août 1942 : "Selon le vœu du Dr Giesen, il faut voir s’il est possible qu’Auschwitz puisse produire du méthanol dès le milieu de l’an prochain avec une unité, et deux mois plus tard avec une seconde unité. Si ceci est possible, une très fort soutien des plus hautes instances serait assuré". Mi-octobre 1943, le premier wagon de méthanol quittait Auschwitz. C’était pour IG Farben une occasion pour organiser une fête à laquelle fut convié le commandant du camp de concentration d’Auschwitz Rudolf Höss. Au même moment, à quelques kilomètres de là, dans le camp de concentration de Auschwitz-Birkenau, la machine à exterminer des Nazis fonctionnait à plein régime. Jusqu’à l’évacuation du camp en janvier 1945, au moins 1,1 million de personnes – juives, pour la plupart – y ont été exécutées. Lors de ses visites à Auschwitz, Johann Giesen ne pouvait pas ne pas sentir lui aussi l’odeur sucrée de la fumée des crématoires qui couvrait toute la région de Birkenau. Il le déclara même après la guerre au procès de Nuremberg, lorsqu’il fut interrogé par un tribunal militaire américain, lors du procès d’IG Farben. Mais Giesen certifia qu’il n’avait jamais rien su des activités criminelles des Nazis : "Je n’ai jamais entendu parler d’extermination ou de tels forfaits commis sur des prisonniers du camp de concentration d’Auschwitz, que ce soit directement ou par les témoignages d’autres personnes". Giesen avait toutes les raisons de jouer les ignorants : depuis 1944, il était responsable du chantier et du fonctionnement de l’ensemble de la production de carburants à Auschwitz. Il était entre autre responsable de l’embauche des prisonniers du camp de concentration pour le chantier d’IG Farben. L’entreprise de méthanol construite par Giesen était très importante pour l’économie de guerre : pendant sa retraite après le tournant de la guerre, l’armée allemande avait un besoin urgent de carburant et de munitions. En 1944, IG Farben produisit à Auschwitz environ 29.000 tonnes de méthanol, environ 15% de la production totale allemande. Le succès de Giesen fut récompensé : en septembre 1944, il reçut la proposition de diriger toute la production de méthanol dans l’organisation nazie d’économie de guerre. Il déclara qu’il était "évidemment prêt" à assumer cette charge. Il continua sa carrière sous le Troisième Reich, même lorsque la fin d’Hitler n’était plus qu’une question de temps.

La "Leuna-Connection" Giesen réussit sans problème sa reconversion après la capitulation allemande en mai 1945. Les Alliés le considéraient comme politiquement non coupable et lui confièrent la direction de l’ex-IG Farben à Uerdingen près de Düsseldorf qui était alors sous contrôle britannique. C’est à ce titre que Giesen rencontra pour la première fois en février 1947 le Suisse Werner Oswald, fondateur en 1936 de la Holzverzucherungs AG (HOVAG) qui deviendra plus tard Ems-Chemie. Oswald était à la recherche du savoir-faire technique nécessaire pour moderniser son entreprise de production aux Grisons. Giesen procura non seulement les connaissances en chimie pour la production de plastiques mais aussi une série de grands spécialistes d’IG Farben Leuna. Il n’informa pas de ces transactions les autorités d’occupation britanniques. Fin 1949, les Britanniques eurent vent des contacts de Giesen avec la HOVAG. L’affaire fut découverte car Giesen avait envoyé à Ems deux techniciens qui y mirent en route une unité de production "sans aucune contrepartie". Giesen fut licencié immédiatement pour faux en bilan et divulgation de secrets de fabrication. Mais tout était prêt pour l’industriel de 53 ans : il s’installa bientôt en Suisse et fut accueilli comme un prince par Oswald au château Haldenstein, propriété de l’entreprise près de Coire. En 1952, Giesen était élu au conseil d’administration de l’entreprise qui devint Emser Werke en 1960 puis plus tard Ems-Chemie Holding. Ce n’est qu’en 1967 que Giesen se retira du conseil d’administration, deux ans avant que le jeune juriste Christoph Blocher ne rejoigne l’entreprise.

Le savoir-faire nazi sauve Ems-Chemie La coopération avec Giesen fut fructueuse pour l’entreprise d’Oswald. La production de carburants était devenue superflue et non rentable après la guerre. En se reconvertissant dans la fabrication de nouveaux produits, l’entreprise d’Ems réussit à survivre. Un élément très important fut la mise en route de la production de fibres synthétiques Perlon, produit concurrent du nylon, avec l’aide des anciens chimistes de Leuna. En référence à son lieu de création, les Grisons, cette fibre polyamide "pur produit Suisse" fut appelée "Grilon". A ce jour, Ems-Chemie vend encore différentes matières plastiques à base de polyamide sous la marque Grilon. Grâce au soutien de Giesen et des autres spécialistes formés par l’économie de guerre nazie, l’entreprise d’Ems réussit sa mutation, d’une entreprise de carburants étatique subventionnée en une entreprise moderne de chimie. En 1983, l’entreprise fut acquise par Christoph Blocher, depuis longtemps homme de confiance d’Oswald. Une des rares publications sur l’histoire de l’entreprise mentionne également la "fructueuse contribution" de Johann Giesen à la reconversion de l’entreprise et ses qualités de "praticien né et d’homme qui mène à bien tous ses projets". Sur ses activités au sein d’IG Farben, l’entreprise de Blocher n’a à ce jour pas soufflé mot.

Lukas Straumann, Florian Schmaltz*

* Lukas Straumann est historien et journaliste free-lance à Berne. Il est co-auteur du rapport Bergier "Les entreprises suisses de la chimie dans le Troisième Reich". Florian Schmaltz est historien à Berlin et auteur de diverses publications sur IG Farben. Il travaille aujourd’hui à l’institut Max Planck à un projet de recherches sur la "Kaiser-Wilhelm Gesellschaft" sous le nazisme.

IG Farben à Auschwitz La construction d’une usine chimique, dont le coût est estimé à 776 millions de marks de l’époque, en plein cœur d’Auchwitz symbolise jusqu’à nos jours la participation active de l’économie allemande aux crimes nazis. Pour construire sa gigantesque usine destinée à produire du combustible, le caoutchouc synthétique "Buna" et des gaz toxiques, l’entreprise IG Farben a collaboré étroitement avec les SS. IG Farben a été la première entreprise allemande à employer des détenus comme force de travail. Pour loger ses "employés", le trust avait financé la construction d’un camp de concentration sur son terrain : le camp de Monowitz (Auschwitz III). La famine chronique, les conditions de travail extrêmement dures et le manque total de soins médicaux faisaient de la vie à Monowitz un véritable enfer. Plus de 30.000 détenus ont payé de leur vie leur exploitation par IG Farben. Leur durée de survie moyenne n’excédait pas quelques mois, voire quelques semaines. Sur ordre d’IG Farben, les SS triaient régulièrement les prisonniers pour écarter ceux dont le rendement n’était pas suffisant, ce qui était synonyme d’une mort certaine. Ils étaient alors amenés à Auschwitz Birkenau et éliminés dans les chambres à gaz. Lorsque l’armée rouge libère Auschwitz en janvier 1945, la construction de l’usine d’IG Farben n’est toujours pas terminée. En effet, seul le méthanol connut une production importante dans cette usine ; le chimiste Johann Giesen, qui devait devenir directeur de recherche à Ems, était le responsable de ce département. A la fin de la guerre, le tribunal de Nuremberg demanda des comptes à la direction générale d’IG Farben concernant les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. L’un des chefs d’accusation principaux concernait la responsabilité de l’entreprise dans la mort des détenus du camp de concentration, lors de la construction de l’usine d’Auschwitz. Le 30 juillet 1948, plusieurs directeurs d’IG Farben, dont Heinrich Bütefisch, supérieur direct de Giesen, furent condamnés à plusieurs années de réclusion. LS et FS

"C’était avant mon temps" Christophe Blocher, le propriétaire de Ems-Chemie, est rarement si avare de paroles. Interrogé sur la carrière à Auschwitz de l’ex-directeur de recherche à Ems, le Dr Johann Giesen, Blocher ne se laisse arracher que cette réponse lapidaire : "Le Dr Giesen a travaillé à Ems avant mon temps, dans le secteur chimie des polymères qui fabriquait la matière première pour des fils de synthèse et les fils eux-mêmes. Je suis entré à l’Usine d’Ems en 1969 en tant qu’employé à mi-temps. C’est pourquoi je ne suis pas en mesure de vous répondre". Par ailleurs, Blocher rétorque que tous les faits reprochés à Giesen lui sont inconnus. Blocher a manifesté substantiellement plus de penchant pour l’histoire lors du débat en mars 1997 sur les biens juifs en déshérence et sur les relations commerciales entre la Suisse et l’Allemagne Nazie. A cette époque, il avait déclaré devant le Parlement : "Je me réjouis que les politiques trouvent enfin nécessaire de discuter sur le passé". Il s’agirait "d’une époque si exceptionnelle" qu’il serait difficile "de ne pas s’en préoccuper en permanence". Blocher a également laissé entendre qu’en tant qu’industriel, il s’intéresserait à l’histoire de l’économie. On cherche pourtant en vain chez Blocher le moindre début de commencement de préoccupation auto-critique concernant l’histoire de sa propre entreprise. Dans son discours "La Suisse pendant la deuxième guerre mondiale – une clarification", Blocher vitupérait contre "le soi-disant travail sur l’histoire", contre ces "prétentieux, hypocrites et autres moralistes", il entendait par là les intellectuels critiques et "les organisations juives qui nous réclament de l’argent". Il s’est opposé au "Fonds Holocauste" en faveur des victimes des persécutions nazies. Pendant la campagne électorale pour le Conseil National de 1999, la publication d’une lettre de remerciement de Blocher pour l’envoi de la publication révisionniste "Du déclin de la liberté Suisse" avait créé des remous. Blocher commentait ainsi l’ouvrage du négationniste Jürgen Graf : "Mais, comme il a raison !". Il s’est par la suite défendu en prétendant ne pas avoir lu le livre en question et s’est ultérieurement distancé publiquement du révisionnisme. Le représentant de l’UDC en a rajouté dans son brûlot : "La liberté plutôt que le socialisme", en reprochant à la social-démocratie d’avoir des affinités idéologiques avec le nazisme. Christoph Blocher refuse de reconnaître toute dette de la Suisse pour son rôle durant le nazisme, et donc toute indemnisation financière, ce qui explique son opposition à la Fondation de Solidarité créée en 1997 par l’ex-président de la Suisse, Arnold Koller.

Lukas Strauman

 

René Jost

Deutscher Text unten

Valeurs bafouées, prospérité en danger

L’inqualifiable mépris de Christoph Blocher envers Nelson Mandela

Tandis que le monde entier a rendu hommage à Nelson Mandela pour son attitude qui a sauvé l’Afrique du Sud d’un épouvantable bain de sang, Blocher a eu le mauvais goût de prétendre qu’on surestime ce grand homme et que les Blancs avaient très bien géré leur pays du temps de l’apartheid. Cette déclaration inqualifiable du milliardaire zurichois, ravive le souvenir à une sombre page de l’histoire de notre pays qui était le seul à ne pas respecter l’embargo décrété par l’ONU contre le régime inhumain de Pretoria qui terrorisait les Noirs.

Souvenez-vous avec quelle détermination Blocher a combattu en 1986 et 2002 l’adhésion de la Suisse à l’ONU, d’abord avec succès. Seize ans plus tard, l’adhésion n’a été acceptée que de justesse. La motivation de sa croisade acharnée contre cette adhésion n’était pas le rejet des juges étrangers ou la sauvegarde de la neutralité, mais de pouvoir contourner des embargos tels que celui que l’ONU avait décrété contre l’Afrique du Sud afin de pouvoir faire de sales affaires avec ce régime inhumain. C’est Blocher qui était le fer de lance des entreprises suisses qui en profitaient honteusement en faisant de juteuses affaires qui accentuaient la détresse des Noirs dans ce pays. Et ce même Blocher ne se gênait pas d’avancer la neutralité pour justifier la déplorable attitude du «Sonderfall» suisse. Dégoutant!

Diabolisation de l’Union européenne

Il faut cesser de se voiler la face : L’abominable diabolisation de l’Union européenne propagée depuis plus de vingt ans par ce même Blocher et les siens, ainsi que les toute aussi abominables attaques contre nos valeurs fondamentales, précisées dans notre Constitution et dans le droit international, n’ont d’autre objectif que d’affaiblir l’État pour que des personnages aussi peu recommandables que sont Blocher et d’autres personnages sans scrupules puissent impunément faire des affaires aussi inavouables que celles qu’ils ont jadis fait avec l’Afrique du Sud, malgré l’embargo décrété par l’ONU.

Pourtant, cette attitude commence à nous coûter cher, très cher même.

La place financière suisse est en danger

Récemment, Jean Zwahlen, ancien membre du directoire de la Banque nationale suisse a prononcé une mise garde au sujet du danger qui plane sur la place financière suisse, pilier de notre prospérité, qui est, selon lui, menacée, surtout à cause des difficultés que les banques rencontrent dans leurs relations avec les États-Unis. Même si le comportement de ces derniers vis-à-vis des banques suisses est inacceptable, il ne sert à rien de se lamenter et de crier haut fort que les Américains feraient mieux de balayer devant leur porte. Pendant trop longtemps, la place financière suisse a joué avec le feu pour pouvoir espérer que les États-Unis la traitent avec beaucoup d’égards. Preuve en est que les autorités américaines s’apprêtent à frapper und grand nombre de banques suisses d’amendes faramineuses qui risquent de mettre en danger leur existence même.

La place financière suisse n’aurait jamais été attaquée par les États-Unis et encore moins par les pays qui nous entourent, si notre pays faisait partie de l’Union européenne. Ou est-ce qu’on a entendu parler de semblables attaques contre les places financières situées dans les pays membres, telles celles de Londres, du Luxembourg voire de l’Autriche?

Dans ce pays, le rejet des juges étrangers est plus important que la santé da la place financière qui est pourtant un important pilier de notre prospérité. Irresponsable!

La libre circulation des personnes

La campagne en vue de la votation sur l’initiative UDC contre l’immigration massive montre une nouvelle fois un spectacle ahurissant dans ce sens qu’on cherche à se rassurer en prétendant que l’Union européenne n’osera pas résilier l’accord sur la libre circulation des personnes, ce qui rendrait automatiquement caducs les six autres accords des bilatérales I.

Lorsque Richard Jones, ambassadeur de l’UE à Berne, met en garde contre les conséquences d’une éventuelle acceptation de cette initiative, les «experts» ce mettent en route pour nous tenter de nous rassurer sur la base des arguments évoqués ci-dessus.

Certes, l’acceptation de cette néfaste initiative ne se ferait pas immédiatement ressentir, mais elle mettrait instantanément un terme aux négociations en vue de trouver une solution aux questions institutionnelles qui empêchent depuis des années la conclusion de nouveaux accords avec l’Union européenne. Cela risquerait, par exemple, de mettre en péril la bagatelle qu’est la sécurité d’approvisionnement en électricité de notre pays.

Les attaques de la droite nationaliste contre l’État de droit

Par des initiatives contraires à notre Constitution, au droit internationale et de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que d’incessantes attaques contre la séparation des pouvoirs, qui est pourtant un pilier de chaque État de droit qui se respecte, la droite nationaliste blocherienne est en train de faire de notre pays une république bananière qui risque de se faire virer du Conseil de l’Europe. 

Autant le gouvernement que le parlement fédéral, qui devraient défendre avec détermination nos valeurs, sont en train de nous fournir un spectacle ahurissant. Incapables de défendre ces valeurs qui nous offrent une excellente qualité de vie, les élus fédéraux se mettent à genou devant cette droite nationaliste qui est en train de mettre en danger non seulement notre État de droit, mais également notre prospérité.

La société civile doit prendre les choses en main

Il est indispensable que la société civile se mobilise pour défendre ces valeurs, car ce sont elles qui sont à la base de notre bienêtre et pas les intérêts inavouables d’un milliardaire tout sauf recommandable!

 

 

Vous feriez mieux de vous occuper de ce que votre Canton à fait , envoyer des innocents derrière les barreaux sans jugement sans délits, parce qu’ils étaient issus de parents pauvres, mais comme votre copain BLOCHER cela n’a pas existé sans doute, peut etre que la Cour Pénale Internationale qui va bientôt être amenée à vous juger pour Crime contre l’Humanité vous fera réfléchir ….. !!!!!!

 

 

 

 

 

 

Propos polémiques du député valaisan UDC Jean-Luc Addor sur Twitter

23.08.2014 09:0

samedi 23 août 2014

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Vous feriez mieux de vous occuper de ce que votre Canton à fait , envoyer des innocents derrière les barreaux sans jugement sans délits, parce qu’ils étaient issus de parents pauvres, mais comme votre copain BLOCHER cela n’a pas existé sans doute, peut etre que la Cour Pénale Internationale qui va bientôt être amenée à vous juger pour Crime contre l’Humanité vous fera réfléchir ….. !!!!!!

Suisse & Régions

Valais mardi 08 mars 2011

Le soldat vaudois dans l’ombre d’Oskar

Xavier Filliez

Jean-Luc Addor. (Olivier Maire/Photo-genic.ch)

 

Protestant, ancien juge d’instruction tombé de son trône, Jean-Luc Addor est aujourd’hui le principal animateur de l’UDC valaisanne, derrière la figure omniprésente d’Oskar Freysinger. Portrait

Droit dans les bottes. Au contact de Jean-Luc Addor, la typologie militaire s’impose d’elle-même. L’affiche du film Apocalypse Now, épinglée au mur de son étude d’avocat, à Sion, fait écho à ses favoris Facebook, dont le groupe U.S. Cavalry, «votre fournisseur d’équipement militaire de qualité». Il a autrefois aspiré à une carrière d’officier instructeur.

Transposé au terrain politique, on le voit évoluer, ces jours, dans le rôle du chef d’état-major dévoué au généralissime. En plus d’être un proche du conseiller national Oskar Freysinger et son concitoyen à Savièse, il sera son chef de campagne pour les élections fédérales. Précision à toutes fins utiles: «Je ne suis pas son larbin mais son ami.»

Jean-Luc Addor est l’homme à tout faire de l’UDC en Valais. Elu au Grand Conseil depuis 2005 et à l’exécutif de Savièse depuis 2009, il a abandonné le secrétariat général du parti en 2008 mais signe la majorité des communiqués déversés dans les rédactions. Ceux qu’il ne signe pas, on le soupçonne de les fomenter. Et on le retrouve dans maintes interventions parlementaires qu’il développe verbeusement.

De Vaudois, protestant et radical de souche, à Saviésan, UDC de cœur et corédacteur d’un postulat pour le retour obligatoire des crucifix dans les salles de classe qui sera débattu la semaine prochaine, le parcours de Jean-Luc Addor est presque aussi insolite que celui de son alter ego, immigré autrichien devenu l’effigie du mouvement contre «l’impérialisme islamique».

Stage d’avocat en Valais, à la fin des années 80, puis greffier, il est nommé juge d’instruction en 1992. Un cursus propre en ordre qui dérape sérieusement en 2001, dans l’affaire Téléverbier. Un groupe de notables s’oppose à l’arrivée de la Compagnie des Alpes dans le capital de la société. L’un d’eux dépose plainte, une enquête est ouverte. Des écoutes téléphoniques commandées dans le cadre d’une autre affaire révèlent des collusions entre Jean-Luc Addor, magistrat en charge du dossier, et les conspirateurs. Le juge, apparemment plus Valaisan que les Valaisans sur ce coup-là, est destitué par ses pairs, fait historique.

 

 

Le tweet de Jean-Luc Addor, "ironique" selon lui. [DR]

Réagissant à un article sur la mort d'un homme dans une mosquée saint-galloise vendredi, le député valaisan UDC Jean-Luc Addor a écrit "On en redemande!" sur Twitter . Un message "ironique", selon lui.

"On en redemande!", a été la réaction du député valaisan UDC à la nouvelle de la mort d'une personne tuée par balle vendredi après-midi dans une mosquée du quartier de Winkeln, à Saint-Gall.

L'homme politique partageait un article de 20minutes intitulé "Une fusillade dans une mosquée fait un mort".

"Ironie"

Plus tôt dans le mois, Jean-Luc Addor avait déjà partagé un article du site proche de l'extrême droite française Riposte Laïque intitulé "L’islam est une saloperie soutenue par des salauds traîtres et collabos".

Contacté par la RTS, le député valaisan a assuré que son message du jour était "un commentaire ironique". "Je ne me réjouis pas de ce genre de nouvelles, mais m'inquiète des événements liés à l'immigration", a-t-il rajouté.

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En plus il veut rétablir la peine de mort en Suisse, peut être pour les  ex internés de suisse aussi

 

Oskar Freysinger a un drapeau du IIe Reich dans sa cave

Controverse

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Le conseiller d'Etat valaisan fraîchement élu Oskar Freysinger a déployé dans sa cave un drapeau militaire du IIe Reich allemand, utilisé comme emblème néonazi aujourd'hui. Il affirme ne pas s'en être rendu compte.

 

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Par Christine Talos. Mis à jour le 26.03.2013

 

Oskar Freysinger affirme ne pas avoir acheté le drapeau en question pour des raisons idéologiques.
Image: Keystone

 

Le drapeau controversé qui orne la cave du politicien valaisan. (Image: SRF)

 

C'était officiellement le drapeau impérial de guerre de l'armée du Deuxième Empire (Reich) allemand dès 1871. Aujourd'hui, cet étendard tricolore noir, blanc et rouge, orné de la croix de fer et de l'aigle impérial, est devenu l'un des emblèmes des néonazis. Et il en existe un exemplaire chez Oskar Freysinger.

En effet, l'émission «Reporter», de la télévision suisse alémanique SRF, a montré dimanche soir ce drapeau historique déployé au plafond dans la cave du conseiller national UDC et conseiller d'Etat valaisan fraîchement élu, rapporte le Tages-Anzeiger mardi.

Le politicien a expliqué l'avoir acheté il y a 15 ans à Lübeck, en Allemagne, lors d'une exposition sur un sous-marin. Les couleurs et les symboles lui ont plu, a-t-il raconté. «Pour moi, il s'agit avant tout d'éléments décoratifs qui n'ont rien à voir avec une idéologie.»

Ce drapeau impérial a été utilisé par l'empire fédéral allemand ou Reich à des fins de propagande. L'une des images les plus célèbres de la Première Guerre mondiale montre un marin sur un navire en perdition brandissant l'étendard guerrier. Celui-ci restera en usage jusqu'à la fin de la guerre 1918. Les couleurs noir-blanc-rouge seront réintroduites en 1933 avec la fondation du Troisième Reich, soit l'Etat allemand nazi, avant que le parti n'opte pour le célèbre drapeau à croix gammée en 1935. Mais le drapeau du IIe Reich flottera encore sur les navires de guerre d'Hitler lors des cérémonies.

Drapeau pas interdit

Contrairement à la croix gammée nazie interdite en Allemagne après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le drapeau tricolore du IIe Reich n'a jamais connu une telle mesure. Raison pour laquelle on le trouve encore fréquemment chez les néonazis. «Il est utilisé aujourd'hui par ceux qui veulent exprimer leur appartenance à l'extrême-droite», explique Sven Lüken, du Musée historique allemand à Berlin.

Le drapeau impérial a également flotté en Suisse, notamment chez des supporters bâlois lors d'un match de football entre Zurich et Bâle en 2007. L'UEFA avait alors condamné l'incident et l'Association suisse de football avait exigé que ce genre de drapeaux soient à l'avenir interdits de stade, sous peine de lourdes sanctions.

Mais Oskar Freysinger, qui enseigne l'allemand au niveau gymnasial en Valais, affirme qu'il ne savait rien de tout cela. J'ai acheté ce drapeau pour des considérations purement esthétiques, je le trouvais simplement beau. Il se défend de l'avoir acquis pour l'idéologie d'extrême-droite qu'il représente. En outre, ce qu'il accroche à ses murs chez lui ne regarde personne, estime-t-il.

«Consternation»

Mais Ronnie Bernheim, président de la Fondation contre le racisme et l'antisémitisme, se dit «consterné» qu'un tel drapeau puisse être déployé chez un conseiller national et conseiller d'Etat. «En tant que politicien et enseignant, Oskar Freysinger se doit d'être un exemple. Comment peut-il arborer chez lui un drapeau sous lequel les pires violations des droits de l'homme ont été commises?», s'insurge-t-il dans le Tages-Anzeiger.

«Si Freysinger a laissé une équipe de télévision filmer un tel étendard, il ne s'agit plus dès lors d'une affaire privée», estime Ronnie Bernheim. Le drapeau célèbre publiquement, de manière involontaire peut-être, le néonazisme, selon lui. Mais le politicien valaisan ne se laisse pas pour autant impressionner: le drapeau n'étant pas interdit, il continuera de décorer sa cave, a-t-il conclu. (Newsnet)

Créé: 26.03.2013, 14h17

 

Amnesty International condamne Céline Amaudruz

Par Julien de Weck. Mis à jour le 15.08.2014 91 Commentaires

Les droits humains mettraient « une pression inacceptable sur la législation suisse» selon la conseillère nationale genevoise. «Une déclaration inacceptable» pour l’ONG qui contre-attaque.

La section suisse de l'ONG

La section suisse de l'ONG
Image: DR/Facebook


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Barré de la mention «inacceptable», le visage de Céline Amaudruz assorti de sa dernière déclaration choc fleurit sur les réseaux sociaux. «Il est inacceptable d’être prisonnier des droits humains» a déclaré mardi à Berne la conseillère nationale à l’occasion de la présentation de la nouvelle initiative de l’UDC. Le parti veut imposer la primauté du droit suisse sur le droit international.

«Madame le conseillère nationale, c’est votre déclaration qui est inacceptable», répondait hier Amnesty International Suisse sur sa page Facebook, invitant les internautes à partager son post. Un message entendu par de nombreux anonymes et politiciens genevois. «L’UDC montre son vrai visage en s’attaquant aux droits humains dans leur ensemble, un des piliers de notre Etat de droit démocratique», écrit le député socialiste Cyril Mizrahi sur son compte Facebook. «Vers une Suisse indépendante, neutre et… fasciste?», ironise son collègue de parti, le conseiller municipal Sylvain Thévoz.

«Cette phrase a été sortie de son contexte, se défend Céline Amaudruz, également présidente de l’UDC Genève. Je suis favorable à la Convention des Droits de l’Homme (CEDH), mais je bloque dès qu’on l’oppose à toute initiative ayant trait à la sécurité ou aux crimes graves.» La conseillère nationale se réfère au texte sur le renvoi des criminels étrangers, accepté par le peuple en 2010, mais toujours en discussion au Parlement en raison de contradictions avec le droit international. Et de fournir un autre exemple: «Lors de la campagne sur la Marche Blanche, des opposants avançaient qu’interdire aux pédophiles de travailler auprès d’enfants serait contraire à la CEDH. Ca, je ne peux pas l’entendre.»

Partis politiques suisses et défenseurs des droits humains craignent que l'UDC tente de résilier la Convention européenne des Droits de l'Homme dont la Suisse est signataire depuis 1974. Pour le président du PLR, Philippe Muller, cette convention est essentielle pour une Suisse quadrilingue, car elle protège minorités et citoyens contre l'arbitraire du gouvernement. (Lire: Le PLR ne veut pas accorder la primauté au droit suisse) «La Suisse pourrait vite se transformer, au gré de votes populaires, en un Etat bafouant les droits et libertés de tous ceux qui ne sont pas du côté des puissants, comme ce qu’on observe en Hongrie ou en Russie», déclarait mercredi Alain Bovard, porte-parole d’Amnesty International, dans nos éditions payantes.

En s'attaquant aux droits de l'homme, Christoph Blocher et ses partisans ont assurément relancé la campagne nationale en faveur de la CEDH débutée en avril par

 

 

 

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Jean-Michel Bugnion: Blocher veut se venger d’une humiliation Qu’est-ce qui, contre vents et marées, a permis à notre petit pays de traverser les soixante dernières années en conservant et en augmentant sa prospérité, alors même qu’il est composé de cantons jaloux du fédéralisme et parlant des langues différentes, avec des cultures différentes ? Qu’est-ce qui l’a tenu protégé des grands soubresauts internationaux ? Je suis à présent convaincu que c’est son système politique. Le fameux consensus helvétique que j’ai tant décrié, jeune ! C’est long et complexe, ça prend beaucoup de temps, c’est souvent mou, ça donne peu de prise aux grands idéaux, mais … ça marche. Une manière originale de faire de la politique, le moins personnalisée possible, contrairement aux autres pays ; une recherche constante de compromis, qui laisse peu de place aux grandes victoires, comme aux cuisantes défaites, même s’il y en a eu quelques-unes. Un savant dosage de libertés cantonales et de nécessités fédérales, un art consommé de la diplomatie, alliant la défense de nos intérêts à l’apport que nous amenons sur la scène internationale, par exemple en offrant nos bons offices entre belligérants ou l’accueil dans notre Genève internationale. Pas très sexy, ni spectaculaire, notre système, mais diablement efficace, il faut le reconnaître ! D’ailleurs, je suis persuadé que le fondement de l’éviction de Blocher du CF n’est ni une vengeance personnelle, ni un effet d’alliances politiques, plus ou moins secrètes. C’est le système qui l’a exclu, en tant que corps étranger à son fonctionnement, pour assurer sa pérennité. Seulement voilà, Blocher veut se venger de cette humiliation et entraîne son parti dans un règlement de comptes avec notre système politique, de plus en plus radicalisé, de plus en plus jusqu’au-boutiste. (…)

 

 

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L'UDC dans le viseur du PBD Martin Landolt


Le président du PBD, Martin Landolt, a violemment fustigé l'UDC samedi lors de l'assemblée des délégués de son parti à Pully (VD). "Si nous craignons de la critiquer, nous pouvons tout de suite lui remettre le destin de la Suisse", a-t-il prévenu.


Martin Landolt s'en est notamment pris au projet des démocrates du centre de déposer une initiative populaire réclamant la primauté du droit suisse sur le droit international. "Le droit suisse doit être au-dessus de tout. Faut-il comprendre que nous, Suissesses et Suisses sommes au-dessus des autres' Au-dessus de tout'", a-t-il lâché.


"Jusqu'à quel point une position politique peut-elle mépriser la dignité humaine et être hypocrite dans ce pays'", a-t-il ensuite déclaré devant l'assemblée."Jusqu'à quel point une politique doit-elle devenir encore plus brune pour que tous puissent sentir qu'elle empeste?".


Pour le président de parti, hors de question de se taire. "A ce jour, il n'existe pas encore dans ce pays d'interdiction de critiquer l'UDC ou Monsieur Blocher, mais peut-être qu'une initiative dans ce sens sera bientôt lancée...".

 

Comme il a raison il voit clair

Philippe.frioud

 

 

 QUAND JE VOUS DISAIS QUE LE NAZISME EST  BIEN PRESENT EN SUISSE VOUS EN DOUTEZ ENCORE ???CHAQUE FOIS QUE CES ACTEURS D'OPERETTE SE TROUVENT FACE A LEURS "dires ou écrits" LA REPONSE EST TOUJIOURS LA MEME CE SONT NOUS QUI COMPRENONS MAL LEURS PROPOS!!!!!!!!!!FINALEMENT C'EST TOUJOURS NOUS LES IMBéCILES.......JUSQU' A QUAND?????????



22/08/2014
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