Incroyable pourtant c' est vrai ca c' est passé de 1941 à 1983

Incroyable pourtant c' est vrai ca c' est passé de 1941 à 1983

lettre ouverte aux parlementaires européens


La Suisse un pays honorable bien sous toute les coutures vous vous trompez!!!!!!

Messieurs les dirigeants Européens jusqu'à quand continuerez vous à fermer les  yeux, votre aveuglement sur la  Suisse un pays si propre si honnête si  riche, vous fait complice de la réalité nauséabonde de ce pays.

 

lisez cet  article-  et sachez que de citoyens de ce pays ont  été détruits parce qu'ils ne pouvaient pas se défendre parce qu'ils etaient considérés comme des Zéros  nous réclamons justice ce qui est le droit le plus élémentaire des hommes et des femmes ceux qui n'ont pas  subis cela ne peuvent imaginer les  souffrances qui nous ont  été faites

 

chemarx                                                                                        Français | Castellano

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Suisse : les héritiers du génocide sont en bonne santé. Le chapitre le plus sombre de l’entreprise "Ems-Chemie"

Lukas Straumann, Florian Schmaltz*

dimanche 12 septembre 2010, par chemarx

Le 26 septembre, une majorité des électeurs suisses suivait les consignes de l’UDC et rejetait deux projets de loi concernant la simplification de la naturalisation d’étrangers de deuxième et troisième génération. Plutôt que d’analyser ce comportement, nous préférons revenir sur l’origine de la fortune de l’entreprise Ems-Chemie de Christophe Blocher, leader de l’UDC. L’article ci-après est paru en 2002 sur OnlineReports, un magazine internet, peu avant l’élection du député Blocher au gouvernement fédéral.

 

Depuis 5 ans, le député UDC Christoph Blocher se bat contre toute excuse ou compensation de la Suisse pour son rôle durant le nazisme. Mais on apprend aujourd’hui, grâce aux recherches de OnlineReports, que c’est précisément l’entreprise Ems-Chemie de Blocher – ex Holzverzuckerungs AG (HOVAG) – qui a largement profité après la seconde guerre mondiale du savoir-faire d’un homme, Johann Giesen, qui était directeur à Auschwitz à l’époque nazie. Selon un ancien employé d’Ems-Chimie, Johann Giesen se comportait "comme un général" dans l’entreprise. Un autre employé le décrit comme un homme "très éduqué, cultivé et très comme il faut". En tous cas, tous les interlocuteurs sont unanimes : baroudeur ou capitaine d’industrie respectable, le chimiste allemand a joué, après la guerre, un rôle central à Ems-Chemie en tant que directeur de recherche.

Giesen, directeur à Auschwitz Johann Giesen était venu en Suisse avec Werner Oswald, fondateur d’Ems-Chimie et père spirituel de Blocher, et l’avait aidé à transformer l’usine de carburants à usage militaire d’Ems en une entreprise chimique moderne. Son expérience auprès d’IG Farben l’avait beaucoup aidé dans cette tâche. Pendant la guerre, sa fonction la plus importante était la planification et le contrôle des nouvelles chaînes de production d’Auschwitz où IG Farben construisait une nouvelle et gigantesque entreprise de chimie. Dans ce lieu d’extermination, le plus grand de ceux construits par les Nazis, l’entreprise marchait sur les cadavres durant les travaux : plus de 30.000 prisonniers du camp de concentration trouvèrent la mort sur ce chantier. Directeur de l’usine IG Farben Leuna, en Allemagne de l’Est, Giesen visita souvent Auschwitz dans les années 1941-1944 et assista à de nombreuses réunions de chantier sur place. Il était expert de la production du méthanol qui était utilisé par l’armée allemande pour la fabrication de carburant pour les avions et comme produit de base des explosifs. Les chimistes et ingénieurs de Leuna étaient responsables de cette unité dans la nouvelle usine.

Höss, commandant d’Auschwitz, invité à la fête Pendant l’été 1942, Johann Giesen s’engagea fortement pour la mise en route accélérée de la production de méthanol à Auschwitz en demandant aux autorités nazies une augmentation en matériel de construction et en main-d’œuvre. Voici un extrait du compte-rendu de la réunion de chantier du 24 août 1942 : "Selon le vœu du Dr Giesen, il faut voir s’il est possible qu’Auschwitz puisse produire du méthanol dès le milieu de l’an prochain avec une unité, et deux mois plus tard avec une seconde unité. Si ceci est possible, une très fort soutien des plus hautes instances serait assuré". Mi-octobre 1943, le premier wagon de méthanol quittait Auschwitz. C’était pour IG Farben une occasion pour organiser une fête à laquelle fut convié le commandant du camp de concentration d’Auschwitz Rudolf Höss. Au même moment, à quelques kilomètres de là, dans le camp de concentration de Auschwitz-Birkenau, la machine à exterminer des Nazis fonctionnait à plein régime. Jusqu’à l’évacuation du camp en janvier 1945, au moins 1,1 million de personnes – juives, pour la plupart – y ont été exécutées. Lors de ses visites à Auschwitz, Johann Giesen ne pouvait pas ne pas sentir lui aussi l’odeur sucrée de la fumée des crématoires qui couvrait toute la région de Birkenau. Il le déclara même après la guerre au procès de Nuremberg, lorsqu’il fut interrogé par un tribunal militaire américain, lors du procès d’IG Farben. Mais Giesen certifia qu’il n’avait jamais rien su des activités criminelles des Nazis : "Je n’ai jamais entendu parler d’extermination ou de tels forfaits commis sur des prisonniers du camp de concentration d’Auschwitz, que ce soit directement ou par les témoignages d’autres personnes". Giesen avait toutes les raisons de jouer les ignorants : depuis 1944, il était responsable du chantier et du fonctionnement de l’ensemble de la production de carburants à Auschwitz. Il était entre autre responsable de l’embauche des prisonniers du camp de concentration pour le chantier d’IG Farben. L’entreprise de méthanol construite par Giesen était très importante pour l’économie de guerre : pendant sa retraite après le tournant de la guerre, l’armée allemande avait un besoin urgent de carburant et de munitions. En 1944, IG Farben produisit à Auschwitz environ 29.000 tonnes de méthanol, environ 15% de la production totale allemande. Le succès de Giesen fut récompensé : en septembre 1944, il reçut la proposition de diriger toute la production de méthanol dans l’organisation nazie d’économie de guerre. Il déclara qu’il était "évidemment prêt" à assumer cette charge. Il continua sa carrière sous le Troisième Reich, même lorsque la fin d’Hitler n’était plus qu’une question de temps.

La "Leuna-Connection" Giesen réussit sans problème sa reconversion après la capitulation allemande en mai 1945. Les Alliés le considéraient comme politiquement non coupable et lui confièrent la direction de l’ex-IG Farben à Uerdingen près de Düsseldorf qui était alors sous contrôle britannique. C’est à ce titre que Giesen rencontra pour la première fois en février 1947 le Suisse Werner Oswald, fondateur en 1936 de la Holzverzucherungs AG (HOVAG) qui deviendra plus tard Ems-Chemie. Oswald était à la recherche du savoir-faire technique nécessaire pour moderniser son entreprise de production aux Grisons. Giesen procura non seulement les connaissances en chimie pour la production de plastiques mais aussi une série de grands spécialistes d’IG Farben Leuna. Il n’informa pas de ces transactions les autorités d’occupation britanniques. Fin 1949, les Britanniques eurent vent des contacts de Giesen avec la HOVAG. L’affaire fut découverte car Giesen avait envoyé à Ems deux techniciens qui y mirent en route une unité de production "sans aucune contrepartie". Giesen fut licencié immédiatement pour faux en bilan et divulgation de secrets de fabrication. Mais tout était prêt pour l’industriel de 53 ans : il s’installa bientôt en Suisse et fut accueilli comme un prince par Oswald au château Haldenstein, propriété de l’entreprise près de Coire. En 1952, Giesen était élu au conseil d’administration de l’entreprise qui devint Emser Werke en 1960 puis plus tard Ems-Chemie Holding. Ce n’est qu’en 1967 que Giesen se retira du conseil d’administration, deux ans avant que le jeune juriste Christoph Blocher ne rejoigne l’entreprise.

Le savoir-faire nazi sauve Ems-Chemie La coopération avec Giesen fut fructueuse pour l’entreprise d’Oswald. La production de carburants était devenue superflue et non rentable après la guerre. En se reconvertissant dans la fabrication de nouveaux produits, l’entreprise d’Ems réussit à survivre. Un élément très important fut la mise en route de la production de fibres synthétiques Perlon, produit concurrent du nylon, avec l’aide des anciens chimistes de Leuna. En référence à son lieu de création, les Grisons, cette fibre polyamide "pur produit Suisse" fut appelée "Grilon". A ce jour, Ems-Chemie vend encore différentes matières plastiques à base de polyamide sous la marque Grilon. Grâce au soutien de Giesen et des autres spécialistes formés par l’économie de guerre nazie, l’entreprise d’Ems réussit sa mutation, d’une entreprise de carburants étatique subventionnée en une entreprise moderne de chimie. En 1983, l’entreprise fut acquise par Christoph Blocher, depuis longtemps homme de confiance d’Oswald. Une des rares publications sur l’histoire de l’entreprise mentionne également la "fructueuse contribution" de Johann Giesen à la reconversion de l’entreprise et ses qualités de "praticien né et d’homme qui mène à bien tous ses projets". Sur ses activités au sein d’IG Farben, l’entreprise de Blocher n’a à ce jour pas soufflé mot.

Lukas Straumann, Florian Schmaltz*

* Lukas Straumann est historien et journaliste free-lance à Berne. Il est co-auteur du rapport Bergier "Les entreprises suisses de la chimie dans le Troisième Reich". Florian Schmaltz est historien à Berlin et auteur de diverses publications sur IG Farben. Il travaille aujourd’hui à l’institut Max Planck à un projet de recherches sur la "Kaiser-Wilhelm Gesellschaft" sous le nazisme.

IG Farben à Auschwitz La construction d’une usine chimique, dont le coût est estimé à 776 millions de marks de l’époque, en plein cœur d’Auchwitz symbolise jusqu’à nos jours la participation active de l’économie allemande aux crimes nazis. Pour construire sa gigantesque usine destinée à produire du combustible, le caoutchouc synthétique "Buna" et des gaz toxiques, l’entreprise IG Farben a collaboré étroitement avec les SS. IG Farben a été la première entreprise allemande à employer des détenus comme force de travail. Pour loger ses "employés", le trust avait financé la construction d’un camp de concentration sur son terrain : le camp de Monowitz (Auschwitz III). La famine chronique, les conditions de travail extrêmement dures et le manque total de soins médicaux faisaient de la vie à Monowitz un véritable enfer. Plus de 30.000 détenus ont payé de leur vie leur exploitation par IG Farben. Leur durée de survie moyenne n’excédait pas quelques mois, voire quelques semaines. Sur ordre d’IG Farben, les SS triaient régulièrement les prisonniers pour écarter ceux dont le rendement n’était pas suffisant, ce qui était synonyme d’une mort certaine. Ils étaient alors amenés à Auschwitz Birkenau et éliminés dans les chambres à gaz. Lorsque l’armée rouge libère Auschwitz en janvier 1945, la construction de l’usine d’IG Farben n’est toujours pas terminée. En effet, seul le méthanol connut une production importante dans cette usine ; le chimiste Johann Giesen, qui devait devenir directeur de recherche à Ems, était le responsable de ce département. A la fin de la guerre, le tribunal de Nuremberg demanda des comptes à la direction générale d’IG Farben concernant les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. L’un des chefs d’accusation principaux concernait la responsabilité de l’entreprise dans la mort des détenus du camp de concentration, lors de la construction de l’usine d’Auschwitz. Le 30 juillet 1948, plusieurs directeurs d’IG Farben, dont Heinrich Bütefisch, supérieur direct de Giesen, furent condamnés à plusieurs années de réclusion. LS et FS

"C’était avant mon temps" Christophe Blocher, le propriétaire de Ems-Chemie, est rarement si avare de paroles. Interrogé sur la carrière à Auschwitz de l’ex-directeur de recherche à Ems, le Dr Johann Giesen, Blocher ne se laisse arracher que cette réponse lapidaire : "Le Dr Giesen a travaillé à Ems avant mon temps, dans le secteur chimie des polymères qui fabriquait la matière première pour des fils de synthèse et les fils eux-mêmes. Je suis entré à l’Usine d’Ems en 1969 en tant qu’employé à mi-temps. C’est pourquoi je ne suis pas en mesure de vous répondre". Par ailleurs, Blocher rétorque que tous les faits reprochés à Giesen lui sont inconnus. Blocher a manifesté substantiellement plus de penchant pour l’histoire lors du débat en mars 1997 sur les biens juifs en déshérence et sur les relations commerciales entre la Suisse et l’Allemagne Nazie. A cette époque, il avait déclaré devant le Parlement : "Je me réjouis que les politiques trouvent enfin nécessaire de discuter sur le passé". Il s’agirait "d’une époque si exceptionnelle" qu’il serait difficile "de ne pas s’en préoccuper en permanence". Blocher a également laissé entendre qu’en tant qu’industriel, il s’intéresserait à l’histoire de l’économie. On cherche pourtant en vain chez Blocher le moindre début de commencement de préoccupation auto-critique concernant l’histoire de sa propre entreprise. Dans son discours "La Suisse pendant la deuxième guerre mondiale – une clarification", Blocher vitupérait contre "le soi-disant travail sur l’histoire", contre ces "prétentieux, hypocrites et autres moralistes", il entendait par là les intellectuels critiques et "les organisations juives qui nous réclament de l’argent". Il s’est opposé au "Fonds Holocauste" en faveur des victimes des persécutions nazies. Pendant la campagne électorale pour le Conseil National de 1999, la publication d’une lettre de remerciement de Blocher pour l’envoi de la publication révisionniste "Du déclin de la liberté Suisse" avait créé des remous. Blocher commentait ainsi l’ouvrage du négationniste Jürgen Graf : "Mais, comme il a raison !". Il s’est par la suite défendu en prétendant ne pas avoir lu le livre en question et s’est ultérieurement distancé publiquement du révisionnisme. Le représentant de l’UDC en a rajouté dans son brûlot : "La liberté plutôt que le socialisme", en reprochant à la social-démocratie d’avoir des affinités idéologiques avec le nazisme. Christoph Blocher refuse de reconnaître toute dette de la Suisse pour son rôle durant le nazisme, et donc toute indemnisation financière, ce qui explique son opposition à la Fondation de Solidarité créée en 1997 par l’ex-président de la Suisse, Arnold Koller.

Lukas Strauman

Forum Civique Européen 2002.

Source :

//www.collectif-communiste-polex.org/capitulation/capitu_2.htm

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29/08/2013
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